La neige… et les marseillais… un poème…

Source : http://jolie.lumière.fr (le Vieux-Port sous la neige)

Coucou :-),

Avant-hier, j’avais prévu d’aller au centre où j’ai passé 6 mois pour ma formation, histoire de voir ma formatrice qui est devenue une amie, avec le temps et pareil pour une de mes collègues. J’aime notre trio d’amitié, qui se renforce pour le meilleur comme pour le pire, au fil des mois. Bref, à mon réveil, je rezieute un peu mes mails et mon fil d’actualité sur fb et je vois tout le monde parler de neige !!!! Hein, quoi, comment, où ??? Purée, je ne me suis jamais levée aussi vite pour ouvrir mon volet, en m’attendant à voir mon balcon enseveli sous la fameuse neige. Ben oui, à les lire tous, on aurait dit qu’on avait été télétransportés durant la nuit, au Pôle Nord, donc je me suis inquiétée ! J’ouvre… Rien.. Nada.. :-s Je me demande d’un coup si j’habite dans la même ville. Et je me suis souvenue des rares fois où j’ai vu de la neige à Marseille… 2 années où il en était tombée… Alors les marseillais et la neige, c’est un peu comme un esquimau aux Caraïbes. Ils me font rire.

La 1ère fois, tout était bloqué, on ne voyait pas un chat, on aurait pu penser que la ville était morte et en pleine apocalypse (la fin du monde, en fait, c’était déjà en 2009 -je crois, suis un peu perdue dans les années par contre-)… seul le vaillant meilleur ami voulait descendre de sa résidence en surf, le dingo. Il habite en hauteur, c’est sûr et une belle pente à descendre pour retrouver la civilité lol. Je me souviens qu’il n’avait pas été travaillé, parce qu’il était pour de bon coincé par la neige, je dirai pourquoi après… et qu’il m’avait dit « tu ne veux pas qu’on se rejoigne vers le vélodrome, comme çà on pourra marcher dans la neige et faire une bataille de boules de neige » et finalement, arrivé intact en bas, il m’avait retéléphoné, en me disant « ne sors pas, c’est vraiment dangereux, j’ai peur que tu te casses la figure ». Je ne me rendais pas bien compte, de mon 4ème étage, je ne voyais pas vraiment la quantité de neige qu’il y avait. J’ai écouté son conseil. Le soir, j’ai dû sortir, je me suis rendue compte qu’il y avait… bah… 1cm de neige :-s…

Pour l’alsacienne que je suis, qui marchait dans 40cms de neige pendant les hivers bien enneigés (j’adorais aller dans la forêt, en face de chez mes parents, quand personne n’était encore passé par là et m’enfoncer dedans en entendant le bruit caractéristique de la neige qu’on écrase), j’ai manqué effectivement me casser la gueule, mais parce que je rigolais comme une dingue tout en me moquant du meilleur ami pour le coup (j’espère qu’il ne me lit pas, il ne le sait pas que je me suis moquée de lui hihi :-p )

Ici, quand on parle de chasse-neige, on a l’impression de parler chinois ou d’un mot qui ne fait pas partie apparemment du vocabulaire « késako un chasse-quoi ??? » Chasse-neige putainggg (faut bien appuyer sur le « g » à la fin, si on veut se mettre dans l’ambiance marseillaise, heinggg). Donc, faut expliquer… « vous savez l’engin qui sert à mettre la neige de côté de la route, pour que les voitures puissent faire vroum vroum, un peu plus facilement et que le monde ne s’arrête pas de tourner, à cause d’UN cm de neige » et puis il faut mettre du sel… » quelqu’un m’a demandé pourquoi il fallait mettre du sel et si c’était du sel de cuisine :-s… re-oh putainggggg… vous me croirez en disant que j’ai lâché l’affaire cette année-là et que j’ai continué à sortir en étant bien tranquille puisqu’ils étaient tous enfermés chez eux, en attendant que le cm de neige fonde.

La 2ème fois qu’il a neigé, c’était un peu plus sérieux, c’est sûr… il y avait 2 cms de neige… je travaillais à 1h15 de chez moi, je marchais une 1/2h, prenais le métro, puis le bus et j’arrivais à destination. A aucun moment, l’idée de ne pas y aller à cause de la neige, m’avait effleuré l’esprit. 2 cms hein… c’est le soir, en ayant le meilleur ami au téléphone que j’ai réalisé le courage dont j’avais fait preuve… il était sûr que je n’y avais pas été… ben oui quoi… « avec TOUTE cette neige… » :-s hum… sans commentaires.. 😀

Avant-hier, j’ai quitté le centre ville sous la pluie… j’ai traversé tout Marseille en métro, au bout de 20mns, toujours pas de neige, mais de la pluie. Je ne saurai jamais ce qu’ils ont appelé « neige » avant-hier. Je n’en ai pas vu la couleur… (oui je sais que c’est normal de ne pas en voir la couleur, puisque la neige c’est blanc, on se moque pas heingg non mais oh ! 🙂 .. mais les connaissant, çà devait être 2 flocons oulala, tous aux abris attention !!! On sort la tenue esquimau, les skis ou les raquettes, selon les préférences et hop, nous voilà parés pour la grande neige… ouep, en route mauvaise troupe !

Je me moque heinggg, vous l’aurez compris. Mais je les plains si un jour, on a 40 cms de neige… Le chasse-neige doit être emprunté en fait aux esquimaux, donc il faut le temps qu’il débarque, c’est sûr (la neige a le temps de fondre 3x, en gros…) et le sel, ben, ils doivent effectivement vider toutes les salières des supermarchés de tous les arrondissements et toutes les petites villes avoisinantes, pour le mettre dans leur engin… On est finis, cuits, kaputts, si un jour, il neige pour de vrai ! (c’est vrai qu’en 2009, il en était bien tombé et qu’on avait bien du mal à déambuler, parce qu’ils ne sont vraiment pas capables d’affronter ce genre de temps par ici, ce qui est aussi un peu normal)

Un jour, je ne sais plus quand, avant Noël, une de mes contacts disait sous mon statut qu’il neigeait à Aix-en-Provence. Une autre me dit « nous on n’en a pas »… je n’y comprenais rien, et j’ai hurlé « oh, il neige, il neige pas, vous êtes sûres que vous habitez toutes les 2 à Aix, mettez vous d’accord, vous me faite tourner en bourrique à vous crêper le chignon, avec vos -non il neige pas… si il neige… nonnnn… siiiii…. ???? » une habitait au nord d’Aix et l’autre au sud… Alléluia, le mystère était résolu… C’est la magie du Sud je pense, concernant la neige. Certains voient la neige et d’autres pas, selon où on se situe, c’est vrai que d’un coin à l’autre, çà change (bon y en a aussi qui ont les esprits enneigés un peu tout le temps, donc, c’est difficile de savoir :-p  ) Allez, j’ai fini de me moquer, suis pas gentille. Mais ils me font rire, c’est vrai ^^

J’aimerais bien qu’il neige pour de vrai. Beaucoup. Voir les plages enneigées avec la mer qui continue à vivre sa vie, apercevoir Notre Dame de la Garde que j’ai à ma droite quand je regarde par mon balcon, entourée de jolie neige. Marcher dans les rues de Marseille et faire plein de photos. Mais pour l’instant, on se gèle, et il y avait un vent à décorner un boeuf, comme ils disent par ici.

Et mes parents, eux, sont effectivement sous la neige, une vraie couche et pas pour rire là, par contre et autant je me moque des marseillais et de leur soi-disante neige qui tombe, autant je pense à tous ceux qui sont ensevelis vraiment sous la neige, qui ont bien du mal à se déplacer sans risques et ceux qui sont dehors par un tel froid. Et je n’ai plus envie de rire 😦

Syndrome du frigo vide

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On connait tous cette triste pathologie de nos frigos (dites moi oui, pour que je me sente moins seule même si c’est faux, je m’en fous, un mensonge est vite oublié). En quoi consiste ce syndrome… ben le frigo qui sonne le creux, le vide, le néant. Quand on l’ouvre, il y a l’appel du froid qui se fait et on se croirait dans une tempête de neige. « Ffff… Fffffff… » Bon suis pas douée pour les fonds sonores, ok, je fais du mieux que je peux, mais là, hein… bon, bref… c’était le vent qui s’engouffrait dans mon frigo, voilà, vous avez compris non ? Si je ne chantais pas faux, j’aurais fait mes vocalises dedans, tiens, je me serais crue à l’intérieur de Notre Dame de la Garde, tellement l’écho et la résonnance auraient été forts. Comme je chante faux avec ma voix minuscule et cassée, l’écho serait revenu contre moi et m’aurait esquinté les tympans et fourré un mal de tête du tonnerre, alors je suis restée silencieuse durant tous les soins du frigo. Même Happy n’avait pas le droit de miauler trop près (oui elle ronronne et miauxle faux. Bon, là, elle m’a vu l’écrire et me tourne le dos, je me suis fait une ennemie)

Houhouuuuhouuuuuuuuuuuuuuuuu houuuu…… C’EST MMOIIIiiiiiaaaaaaaaaaa…………….. C’est çà le syndrome du frigo vide… le vide sidéral… Mais ce qui est bien dans ces moments là, c’est qu’il est vachement pratique à nettoyer. Rien à enlever, puis nettoyer, puis remettre. Là, je n’enlève rien, je lave juste et remets avec de nouvelles courses. Ben oui, faut être positive, je le suis, là, non ?? Toujours voir le positif dans le négatif… On crève de faim (bon, on va pas exagérer non plus hein, c’est pour les besoins de l’autodérision), pas grave, on peut vachement bien laver le frigo et les placards vides tellement la place est dispo, alors c’est chouette ! 

Il était vide, depuis bien 2 jours. 2 pommes de terre et une boite de thon se battaient en duel et les placards commençaient à faire grise mine aussi. Les courses, c’est l’enfer. Quand je pars les faire, on dirait que je suis parée pour l’ascension de l’Everest. 3 jours de préparation physique et mentale, pour savoir comment je vais porter, ce que je vais porter, privilégier. J’ai droit à une aide de la mdph il parait (sauf que moi et la dépendance, on n’est pas copines alors je suis sado maso un peu sur les bords et je « préfère » souffrir, l’air de dire « yesss, suis toute déglinguée, mais c’est moi qui l’ai fait yeahhh »… Le meilleur ami m’engueule régulièrement « combien de fois, je t’ai dit de me demander !!! c’est la dernière fois que je le répète hein !! » oui chef… mais je préfère qu’il passe me faire de grands câlins, plutôt que de perdre du temps à me faire les courses et ce n’est pas son boulot, comme ce n’est pas celui d’autres amies qui me le proposent. J’ai accepté 2-3 fois, mais c’est dur… J’ai dû m’appeler Bourriquet ou Cadichon, dans une autre vie. Je suis censée être prioritaire aux caisses aussi, sauf que c’est moi qui laisse passer les gens, quand ils ont un article. Internet, ce serait la solution pour les courses à domicile, mais les magasins où je vais pour faire souffrir un minimum mon portefeuille ne font pas de livraisons, manque de pot.

Bon, depuis, je l’ai soigné, nettoyé donc (je le lave aussi quand il y a des trucs dedans hein, mais bon, c’est plus pénible), il respire, souffle, ronronne de plaisir, j’ai un frigo aux anges. Et moi, çà me fait du bien de le voir rempli, de pouvoir choisir ce que je veux dedans, comme dans les placards, sans me dire, « purée zut crotte, j’ai plus ooouiiiiinnnnnnnn »

Je vous laisse, il y a des Maxi Kinder qui m’attendent, dans mon frigo tout beau, tout propre et surtout rempli pour un moment de nouveau, alléluia, l’honneur est sauf, mon corps, lui… humhum.. fait beau aujourd’hui hein ? 

Signé Cadichon/Bourriquet ou l’art de changer de conversation et de foutre le camp tant qu’il est temps :-p

C’est dur physiquement, mais ce qui me « console » et que je n’oublie jamais, c’est que vivre avec l’invalidité n’est pas la gloire, que je finis les mois en tirant sur toutes les cordes et en choisissant les magasins, en faisant bien attention, mais au moins, j’arrive à le remplir mon frigo et à rentrer porter mes courses au chaud… J’ai toujours d’immenses pensées pour ceux qui n’ont plus rien du tout (relatif à mon post précédent aussi) et un pincement au coeur devant de telles détresses 😦

Alors, oui, il faut toujours voir le positif même dans le négatif, et là, ce n’est plus de la rigolade ou de l’autodérision, par contre…

Les péripéties d’une myope

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J’ai toujours envie de rire avec mes lunettes, du coup, j’ai décidé de rassembler certaines bêtises et aventures qui me sont arrivées avec. A 8 ans, au CE2, j’étais au fond de la salle (comme les cancres, mais je n’étais pas à côté du radiateur par contre, alors hein, chut ! ^^) et je m’apercevais bien que je fronçais les sourcils pour voir au tableau et au moment de la visite médicale, la doc a dit « ptite Delph, il faut que tu portes des lunettes quand tu regardes au tableau et la télé, parce que tu es myope.

Mon papa m’a emmenée chez l’ophtalmo qui m’avait mis les gouttes pour dilater mes pupilles, sauf qu’on avait eu la bonne idée d’aller chez l’opticien juste après et que j’y voyais que dalle. J’étais couchée sur les paires de lunettes pour espérer voir un truc clair. J’ai choisi des ptites lunettes couleur bleue très claires avec une monture très fine.

Puis comme toute bonne myope qui se respecte, ma vue a continué à chuter de plus belle au fil des années. Les montures ont évoluées (pas toujours bien, au secours, pitié, ayez pitié de moiiii et non je ne montrerai AUCUNE photo -je pense qu’on a toutes connu un jour ce moment de solitude avec des lunettes qui étaient à côté de la plaque de notre visage non ? -Dites oui même si c’est pas vrai lol. Bref, rien ne m’allait et déjà que j’étais moche et ben çà ne me réussissait d’avoir encore les hublots sur le pif.

Bref, voilà les débuts. Maintenant du haut de mes 35 ans, je vole sous 0, autant dire que je ne vois plus rien. Je ne peux plus lire même de près. Je mets des lentilles changeables mensuellement. Et mes lunettes, je les porte quand suis chez moi et le soir pour reposer mes yeux de ces corps étrangers qui me picotent parfois. Alors pourquoi ce titre.. Parce que :

* je les mets aussi pour aller à la plage, mais les enlève pour aller dans l’eau évidemment… sauf qu’il faut que je prenne des repères, pour retrouver où je suis installée (des gros repères pour les voir bien sûr, inutile de préciser)… sauf qu’en nageant, ben parfois je me déporte hein… et que mes repères, ben eux aussi sont déportés… oh purée, 1h pour retrouver mes affaires. 

* quand on a été à Lacanau en famille, on avait 2 parasols fluo… J’avais dit à mon père de ne pas trop s’éloigner pour que je puisse le « voir » et surtout j’avais ma béquille posée sur le sable pour m’aider à crapahuter jusqu’à nos serviettes. Et en se baignant, on s’est perdus de vue… le courant de l’océan aidant, en sortant de l’eau, je ne voyais ni parasols fluo (j’ai oublié de préciser que je ne perçois plus les couleurs correctement non plus, même le pire fluo) ni ma béquille, ni mon papa… enfin, j’ai cru le voir… et puis il y avait un truc qui clochait, je ne sais pas, il n’avait pas la même démarche et puis surtout il faisait comme s’il ne me voyait pas… mais téméraire, je me suis tout de même approchée… ben c’était pas lui, la honte… j’ai fait semblant de causer à quelqu’un derrière la personne, pour ne pas montrer que je m’étais plantée :-s, mais avec ma discrétion légendaire, je ne suis pas passée inaperçue, il a dû me prendre pour une timbrée. Finalement, j’ai entendu « Phiphineeeeeeeee » au milieu des vagues et Dieu merci mes oreilles vont encore bien et j’ai retrouvé mon papa et ma béquille. J’ai été vers la droite, mon père me dit « où tu vas ? » « ben je retourne vers les autres !!! » « mais on est à gauche, là-haut, tu ne vois pas les parasols ?? » « ben si, mais il y en a aussi à droite là non ?? » « oui mais pas fluooo » Il m’a dit des couleurs que moi je ne voyais pas comme telles, mais bon, c’est pas grave, j’ai réintégré ma serviette et mes carreaux (super sexy, les cheveux pleins de sel, en vrac, avec les lunettes humhum)

* à la piscine, pareil… le plus dangereux étant le truc pour se tremper les pieds, où il y a toujours une mini marche que je ne vois jamais évidemment. Toute fière dans mon super maillot de bain, la poitrine bien gonflée, les fesses en l’air, le ventre rentré (bon j’exagère hein, c’est pour les besoins de l’article), avec l’envie de faire sensation comme toute femme qui a envie de plaire…. je me suis vautrée en sortant du bac et le maître nageur s’est approchée assez près pour que je voie sa tronche… l’Apollon de service évidemment, pas le vieux barbu de d’habitude pff…. 

* il m’est arrivé de m’asseoir dessus, de m’endormir avec et le matin, de me retrouver avec une branche plus basse que l’autre et de devoir aller chez l’opticien, traumatisé « mais qu’est ce que vous leur avez faitttt OMG !!!!!???? » et moi, la trace de la branche sur laquelle j’avais passé tranquillement passé la nuit, imprimée sur la tronche « je me suis pris une porte… » (oui parfois on a un peu honte de ce qu’on fait hein)

* quand je fais des tests MU, je me mets dans ma pièce principale pour la lumière. Sauf que parfois, je prends toutes mes affaires, et enlève mes lunettes dans la salle de bain pour me démaquiller et avoir une peau toute fraîche humhum et je me dis sûre de moi « boh tu arrives quand même à aller jusqu’à la pièce d’à côté sans tes lorgnons, allez hop ». Et puis le temps de faire les tests, de faire les photos (merci les miroirs grossissants), il peut se passer 2-3h vue la vitesse escargot à laquelle je me maquille avec ma main gauche et le temps de bien trouver la lumière, la pose, la moue, bref… ayant une mémoire immédiate de merde, d’un coup, je veux remettre mes lunettes…. mais elles sont où… et là, je pars à tatons, sur ma table au milieu du chantier maquillage, sur mon lit, ma table de nuit, les ptits meubles où j’ai toujours 1001 choses… et je finis toujours par la salle de bain, sinon ce ne serait pas amusant hein ! pfiouu… 

* et le pire… c’est se tromper de produits, j’enlève mes loupes à cause de la buée. J’ai le malheur d’avoir un shampoing et un gel douche transparents… je déconseille vivement de vous laver les parties intimes avec du shampoing… :-ssss. J’ai manqué me démaquiller aussi les yeux avec du dissolvant, c’est à l’odeur que je me suis dit que çà n’irait pas mouais… me coller de la crème pour les pieds à la place de ma crème de jour. Bref, j’aime bien tester de nouveaux produits pas du tout adaptés pour certaines zones du corps :-p

* à la piscine (décidemment), j’étais encore en Alsace, j’y allais 3x par semaine, donc il m’en est arrivé des aventures là-bas. Une fille s’approche de moi… La voix me disait quelque chose… impossible de savoir qui c’était… je n’osais pas lui dire que je ne voyais rien, çà me gênait, on s’était connues au collège, quelques années qu’on ne s’étaient pas vues, elle aurait pu croire que je ne la reconnaissais pas et je ne voulais pas la vexer… j’ai parlé avec elle un bon 1/4 d’h sans savoir qui c’était… c’est en remontant (attention aux marches pour descendre dans le bassin aussi… je suis arrivée souvent plus vite que prévu dans l’eau pour avoir manqué une marche lol), mes affaires étaient posées à côté du bassin, j’en ai sorti mes lunettes et j’ai regardé à qui j’avais parlé quand même… « ahhhh c’était Elodieee mais ouiiii la voixxx !!! »… elle me faisait signe, toute contente de m’avoir revue, ne s’était rendue compte de rien apparemment. J’ai fait signe, comme si de rien n’était… 

Je suis sûre que je trouverais encore des aventures « lunettesques », mais je vais arrêter là avant qu’on me prenne pour une cinglée définitivement 🙂 

Et vous sinon, comment vous voyez ? La vie en flouté aussi ? ! 🙂

Je suis une patiente dissipée, mais j’assume… enfin presque…

Coucou 🙂

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Je peux être sérieuse aussi…

Quand on est amenée à poursuivre continuellement des soins que ce soit côté relaxation et autres méthodes du même style ou de rééducation plus intensive et douloureuse, on en voit des vertes et des pas mûres… et on peut aussi se retrouver dans des situations assez… rigolotes… J’ai décidé, pour dédramatiser certaines pratiques qui peuvent angoisser, de raconter quelques anecdotes. 

– j’ai été suivie pendant plusieurs mois, dans un centre de rééducation, où je restais 3h, 3 fois par semaine. Exercices en balnéo, puis hors de l’eau, manipulations de tout mon hémicorps droit pour le stimuler au maximum. J’avais une kiné, qui a choisi de tenter sa chance en Martinique, du coup, elle m’a présenté son remplaçant, A., charmant jeune kiné, fan de yoga (oh purée non…) Chaque patient était dans l’un des 10 box, fermé par un rideau.. en 2 temps 3 mouvements, il m’a transformée en yogi du centre…

C’est comme çà qu’un jour, je me suis retrouvée les 2 pieds l’un contre l’autre, jambes écartées au maximum, à m’aider de ma main pour que mes cuisses touchent la table, c’est dire à quel point j’étais écartelée hihi, allongée, le rideau ouvert… les patients passaient devant mon box et se demandaient sûrement ce que j’étais en train de faire, dans la position du missionnaire si j’avais écarté un peu mes pieds… c’était journée portes ouvertes chez ptite Delph… Ne vous gênez pas, rezieutez le fin fond de mon short, je vous en prie… A. qui vient voir comment çà va… je lui demande à quoi sert l’exercice -à part me démonter tout le bas du corps et d’être l’attraction du centre-, il me répond « çà permet d’ouvrir le vagin… heu ! le bassin !!! » oh purée le lapsus….  je ne sais pas qui était le plus rouge des deux, mais moi j’ai fermé boutique, fini les fesses à l’air, les portes ouvertes se sont refermées et j’ai ramené mes jambes dans une position plus digne…. humhum… et j’ai arrêté le jour où j’étais encore dans une position proche du kamasutra mais un peu plus crue… et que j’ai entendu mon dos craquer… et qu’il l’a entendu en disant qu’il avait été peut-être trop rapide dans la rééducation… bourricot fini ! tu me fais faire des trucs dont tu n’es pas sûr que çà peut me démonter encore plus ??! Kiné clos… 

– pendant une séance de sophrologie, il fallait imaginer un objet et en faire le tour, s’en approcher, s’en éloigner. Et au moment de dire ce que chacun a ressenti, j’ai parlé de mon objet… une bougie… j’avais du mal à trouver mes mots, à un moment donné, j’ai tenté d’expliquer que je me sentais illuminée… çà aurait été sûrement bien, si je n’avais pas jugé bon, de rajouter « enfin, pas illuminée dans le sens où je suis à moitié zinzin, complètement déjantée hein » et j’ai ri… et on est parti un long moment en fou rire… et plus j’expliquais, plus je m’enfonçais… l’un des membres du groupe vient me voir à la fin de la séance, en me disant que j’étais touchante dans mes propos et rigolote… ah ben oui, c’est sûr qu’être à moitié illuminée, çà fait rigolo 🙂

– quand on est hospitalisée pour les perfusions de kétamine, on a des séances d’hypnose, où ils nous apprennent à nous y mettre nous mêmes. Je trouvais le doc un peu trop coincé à mon goût, je connaissais son discours par coeur, au mot près, tous les 6 mois, il nous le ressortait. Un jour, je me suis dit que j’allais mettre un peu d’ambiance. J’ai mis mes chaussettes à orteils, avec des soleils dessus et tout le monde a ri, même le médecin a esquissé un sourire (ouiiiii il en était capable finalement !!!) et a juste conseillé aux autres patientes de ne pas trop regarder mes chaussettes, qui étaient hypnotiques à elles seules. Ben elles étaient belles mes chaussettes pourtant ! J’ai dû penser à des choses tristes tout le long, pour ne pas éclater de rire à tout bout de champ. Je suis ressortie de là complètement déprimée pour finir et pas hypnotisée… j’avais été dérangée par les bruits d’estomac de ma voisine, les ronflements d’une autre qui s’est faite engueuler à la fin. L’hypnose, on ne s’endort pas !! on doit rester en pleine conscience tout le long !!! nom d’une pipe !! et moi je bougeais mes orteils dans mes chaussettes, toujours avec l’envie de rire… je peux être très pénible en groupe… je vois un truc, j’entends un machin et çà me suffit pour me déclencher un fou rire… le problème, c’est que tout le monde part avec…

La kétamine est une drogue à la base, donc elle a un côté euphorisant et plus on rit, plus elle fait effet et plus on est bien… du coup, les fous rires partent un peu plus vite que d’habitude…. ce qui est très mauvais quand on est dans une chambre avec une voisine qu’on retrouve tous les 6 mois à chaque hospitalisation… et pour ne pas faciliter la tâche des soignants, tant qu’à faire, on demande à être ensemble dans la chambre. C’est comme çà que j’ai tourné le kiné en bourrique… C’est pas de ma faute, il était censé nous faire de la relaxation, sauf qu’il a le feu au derrière… il fait un genre de bodyscanner, mais en accéléré…. on a à peine le temps de se dérider le front qu’on se retrouve déjà à écarter les orteils ! :-s mais, il est passé où le reste du corps, qu’est ce qu’on en fait ?? Alors la 1ère fois, je me suis dit que çà fonctionnait tellement bien, que je m’étais peut-être assoupie, qui sait… et du coup, j’ai raté des épisodes… mais quand on en parle avec la voisine de chambre, on se rend compte que non, il avait un train à prendre sûrement, du coup, les couleurs, les sensations, soit on les prend à toute vitesse, soit vaut mieux éclater de rire…. un jour, je l’ai entendu bailler, évidemment j’ai ri… un autre jour, il regardait des papiers, j’entendais le bruit des feuilles et je me disais qu’il allait sûrement s’endormir bien avant moi… les fois suivantes, j’ai passé mon temps à rire…. un jour, il a cru que j’étais vraiment concentrée et j’entendais ma voisine qui s’était arrêtée, elle lui disait doucement qu’elle ne pouvait pas, elle était en train de penser aux conneries que j’avais dites sur le kiné, juste avant qu’il vienne (oui je peux être moqueuse, j’assume… mais c’est toujours gentil…) et moi je tentais, pour une fois d’être sage comme une image, pour changer un peu… au moment où il lui a dit « chuttt ne déranger pas votre voisine, elle est concentrée », je suis partie en fou rire. On était 2 cruches à rire comme des débiles du coup. « Je reviens demain à 11h »… oui oui…. et on se taillait toujours dans un coin de la clinique pour qu’il ne nous voie pas… pas bien, je sais…. mais qu’est ce qu’on a ri en mauvaises patientes qu’on était toutes les 2

– même séjour… au bout de 2 jours de kétamine, on sent ses effets, on commence à sentir que le corps reçoit le produit et qu’il commence à anesthésier. Mais on n’est plus très nettes non plus…. :-s, c’est comme çà qu’on s’est retrouvées à minuit, en pyjama, avec nos super chaussons, la perfusion de kétamine attachée au ventre, pliées en 2, à rire comme des débiles et à vouloir tenir sur une jambe… je lui ai dit que j’avais l’impression d’être un flamand rose, elle a pouffé de rire, mais nos surnoms nous sont restés. Sauf que l’infirmier de nuit a noté qu’on n’était pas fraîches et le lendemain, l’algologue nous a demandé si on supportait les doses de kétamine, parce qu’il avait entendu dire qu’on avait un peu disjonctées… « Mlle L., il paraît que vous avez traversez tout le couloir sur une jambe ?? » « Nan voyons, tout va bien… on ne sent plus les douleurs, votre truc est euphorisant, on était dans notre état normal vu le contexte » humhum. Mais on l’a rassuré quand même… on n’avait pas vu d’éléphants bleus (oui on peut avoir des petites hallucinations avec ce produit…)

– quand j’ai passé le 1er degré de Reiki, la formation était sur 15h, réparties sur un w-e. Le samedi soir, le maître Reiki qui nous apprenait, nous prévient qu’on peut avoir des réactions.. que des fluides peuvent s’évacuer… on se regarde toutes, en s’imaginant tout et n’importe quoi. Il ne voulait pas en dire plus, parce que déjà chaque personne est différente et puis, il fallait qu’on ressente nous-mêmes ce qui se passerait dans notre corps sans s’attendre à quoi que se soit de bien précis. De mon côté, j’avais eu des soins Reiki, donc je savais que les fameux fluides seraient lacrymaux de mon coté.. et c’est là qu’il y en a une qui en profite pour demander comment on va se sentir après… « c’est RELAXATIF ?? » devinez qui a pris un fou rire… Bibi…. ben oui, il venait juste de parler de fluide et elle, le seul mot qu’elle trouve, c’est çà ! Elle était à fond dans les fluides et à dû s’emmêler les pinceaux pour parler, je ne sais pas ce qu’elle a voulu faire, mais je n’ai pu que rire et j’ai entraîné les 10 autres… alors non, le Reiki n’est ni « relaxatif » (nouveau mot), ni laxatif hein ^^

Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas une patiente facile et docile hum… je me souviens de l’ergothérapeute de l’établissement où j’ai été prise en charge plusieurs mois pour anorexie, au tout début de mon arrivée ici. Il m’avait dit que j’avais laissé des traces où j’étais passée tellement j’étais attachante et que je manquerais. Bah oui, dans ces conditions, à foutre le bordel, on ne peut pas m’oublier c’est sûr humhum… 

Voilà quelques anecdotes d’une ptite Delph qui contrairement aux apparences n’est pas aussi calme qu’on peut le croire… Signé une patiente yogi à ses heures avec un kiné à l’ouest, une briseuse de séance de relaxation, l’illuminée de service le temps d’une séance de sophro et un casse-bonbons à dissiper mes compagnes de route :-p Quelle fabuleuse image on a de moi :-p

Bon, ben, après m’être ridiculisée, j’ai espoir que quelque soit la technique que vous ferez, vous n’aurez plus d’appréhensions lol Evitez juste de repenser à ce post peut-être ou alors ne dites pas à cause de qui vous rigolez, je suis déjà fichée où je suis hospitalisée pour la kétamine, à la Timone, chez les maîtres Reiki, chez les 3/4 des kinés marseillais, alors çà suffit hein ^^ 

La moralité comme souvent à chaque fin d’article, c’est que des soins en tous genres ne sont pas roses, qu’il y a beaucoup de douleur, de souffrances, mais qu’au milieu de tous ces combats, dès qu’on peut en rire, il faut le faire, parce que c’est aussi çà qui nous aide à surmonter les passages à l’hôpital, les rv médicaux à longueur de temps, un peu partout. Alors riez du plus fort que vous pouvez dès que l’occasion se présente 😉 

Bienvenue



Coucou, 


Pour celles qui me connaissent déjà, pas besoin de me présenter 🙂

Pour les personnes qui ne me connaîtraient pas, je parle de tout ce qui fait ma vie. Ce que j’aime, ce qui me fait rire, je papote beauté et bien-être de temps en temps aussi, mais c’est aussi mon exutoire pour parler de mes combats. Passés et présents. Si vous souffrez d’anorexie, de trouble borderline ou de fibromyalgie, je vous donnerai le lien en privé de mon 1er blog, où vous trouverez, j’espère des solutions ou au moins la sensation de ne pas être seule… 

Bienvenue dans mon nouvel espace ^_^