Le petit monde des huiles essentielles

Je reviens avec un article sur les huiles essentielles que j’utilise depuis bien 2 mois maintenant. J’attendais de voir l’efficacité (s’il y’en avait une), trouver les plus importantes à avoir près de moi, dans mon cas. Je résume donc celles que j’ai, qui me sont devenues essentielles, c’est le cas de le dire 🙂 et comment je m’y prends avec chacune et dans quel cadre.

Des contenants pour chaque préparation pour en avoir d’avance, c’est plus pratique et une huile de support (privilégier l’huile végétale d’arnica pour les douleurs)

A- Comment les utiliser, dans un 1er temps… : certaines HE (huiles essentielles) sont irritantes et peuvent causer des allergies, donc, on les mélange avec une huile de support (pour moi de l’huile d’amande douce pour l’instant, en attendant d’acheter de l’huile végétale d’arnica, pour les douleurs, pour en avoir les bienfaits également et avoir double efficacité), pour éviter le contact direct avec la peau.

B- Mes petites recettes perso et les HE que je possède

1- Pour les douleurs musculaires et articulaires

30ml d’huile de support + 5 gouttes de menthe poivrée + 5 gouttes de lavande + 5 gouttes de gaulthérie

Je masse les parties les plus douloureuses et mets quelque chose de bien chaud pour qu’elles pénètrent bien.

2- Pour les maux de tête

1 peu d’huile de support (pour éviter le contact direct avec les HE…) + 1 goutte de menthe poivrée

Je masse les tempes, le front, entre les sourcils, et passe sur la nuque. Cà donne une sensation que la tête « s’aère ». On peut ajouter 1 goutte de lavande qui a un pouvoir apaisant. De mon côté, je me contente de la menthe poivrée.

3- Pour les nausées

1 goutte de menthe poivrée sur un morceau de sucre qui sert de support

4- Pour l’insomnie

* soit mettre 3 gouttes de lavande ou de mandarine sur l’oreiller, une 20taine de mns avant de se coucher. Je préfère l’odeur de la mandarine pour ma part, la preuve, c’est que je n’en ai plus snif, c’est pour çà qu’elle ne figure pas sur la photo.

* soit mettre 2 gouttes d’eucalyptus + 2 gouttes de lavande dans un bol d’eau qu’on met à la tête du lit (j’ai testé seulement cette nuit et j’ai apprécié l’eucalyptus qui permet de bien respirer. Quand on est un peu angoissée, il peut aider à sentir que les voies respiratoires s’ouvrent au lieu de se fermer comme on ressent souvent dans les moments d’anxiété)

5- Pour l’anxiété

3 gouttes de lavandin + 1 p eu d’huile de support

Je masse au niveau du plexus. La lavande a un effet apaisant et calmant aussi, donc on peut l’utiliser sous n’importe quelle forme. 

C- Où les acheter et comment…

Le prix est assez élevé selon les huiles essentielles (il faut compter entre 7.50€ et 11€ environ à Nature et Découvertes par exemple), je n’ai pas testé d’autres sites et n’ai pas trouvé moins cher surtout pour l’instant. Il existe aussi des sprays à vaporiser sur les taies d’oreiller par exemple, pour les insomnies, des rolls-on avec des mélanges d’HE pour les douleurs articulaires, pareil j’en ai acheté un à Nature et Découvertes, il n’y a pas longtemps, que j’applique sur les articulations avant et après un effort (chez moi, on va dire que j’en mets avant et après avoir marché par exemple, vues mes grandes capacités physiques actuelles…) et pareil, je mets de la chaleur dessus pour bien les faire pénétrer. Dans les parapharmacies, on peut s’en fournir également. Et sur le net, je pense que les sites Aromazone et Puressentiel sont bien complets aussi, ce sont ceux sur lesquels je me suis un peu documentée aussi.

Il vaut mieux que la certification AB soit indiquée. Certaines HE sont « modifiées » et n’ont pas les mêmes efficacités du coup. Il est préférable de payer un peu plus cher mais être sûre de leur provenance.

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Voilà en gros pour le moment 🙂 Ma découverte de l’aromathérapie est récente, toutes ces infos viennent du groupe de fibromyalgie où je suis administratrice, parce qu’on a la chance d’avoir des personnes qui s’y connaissent et nous apprennent du coup. Si j’en découvre d’autres, avec des utilisations différentes, je partagerai par ici, si je vois que cela peut intéresser. Elles ne remplacent pas les médicaments ou autre chose, mais elles peuvent contribuer à apaiser un peu et calmer certaines zones au moins. Quand on souffre partout, on est prête à tout et l’aromathérapie peut, je pense, faire partie de notre « boîte à outils » pour mieux vivre avec les douleurs chroniques et ce qu’elles entraînent.

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Une semaine dans le corps d’une fibro

Je cache mes mains en général, mais elles font partie de moi. Ma main se tient comme çà à peu près 20h/24. Mes doigts sont très peu mobiles et ma main gauche prend la même tournure. Mes orteils se rétractent aussi, mais j’arrive encore à les laisser tendus un moment et à garder le pied à plat à peu près.
 
Je suis très douloureuse, j’atteins les 9/10 régulièrement dans la journée et çà redescend très difficilement. L’envie de me taper la tête contre le mur me vient souvent à l’idée, comme si çà allait arranger quelque chose… L’automne et les 1ers froids m’ont achevée. Je suis partagée entre l’envie d’avancer et le besoin de vraiment me reposer. D’ailleurs, toute la semaine, j’ai été en période Syndrome Fatigue Chronique (il me tombe régulièrement dessus, je ne l’ai pas tout le temps), le souci c’est que le corps et l’esprit ne se reposent jamais et j’ai toujours cette sensation de ne jamais récupérer et de sortir d’une forme de coma auquel il faut que je m’arrache pour me bouger un peu. Mais bon, c’était une semaine sans.. le moral prend de sacrées claques dans ces moments là. 
 
Depuis quelques temps, je ressentais les mêmes douleurs dans les mains, les genoux et les pieds que l’an dernier, à la même époque bizarrement. Le rhumatologue m’avait expliqué qu’au vus de mes résultats de la prise de sang, il était indiqué qu’en gros j’avais des inflammations dans toutes les articulations et que les facteurs rhumatoïdes étaient trop positifs. Je ne développais aucune maladie auto-immune (la polyarthrite rhumatoïde est souvent contrôlée de mon côté, parce qu’elle est souvent soupçonnée en voyant mes articulations). C’est comme si j’avais eu certains symptômes de la grippe mais qu’elle ne se déclare pas vraiment. Une polyarthrite mais au sens simple du mot, c’est à dire une inflammation généralisée des articulations. Ce genre de facteurs positifs agissent un peu de cette façon, çà été du moins ma façon de le comprendre au moment où il a essayé de m’expliquer ce que çà pourrait donner. 
 
Il m’avait donné un médicament assez agressif, parce que la molécule principale est un produit qu’on utilise pour les chimio à de bien plus faibles doses évidemment. Metoject. Les personnes qui pourraient souffrir de polyarthrite le connaissent sans nul doute, il semble efficace. Chaque semaine, je me faisais l’injection pour avoir la dose nécessaire. Vomissements, nausées, diarrhée, maux de tête très violents. Cà durait pendant 3-4 jours après l’injection, je ne mangeais plus, toutes les odeurs étaient insupportables et surdimensionnées, la lumière me semblait toujours trop vive et me provoquait encore davantage de maux de tête, je vivais dans le noir finalement. Je me remettais à peine qu’il fallait déjà de nouveau refaire l’injection suivante. Au bout de 2 mois, je ne sentais plus certaines douleurs, çà me brûlait bien moins dans certaines articulations, je pouvais de nouveau rester assise, sans avoir la sensation que mes genoux allaient explosés par tant de chaleur à l’intérieur, ni se ronger de l’intérieur. Avec ce traitement, on fait une prise de sang toutes les 2 semaines pour surveiller le foie et les reins. Au bout du 3ème mois, mon foie était épuisé de brasser le produit et commençait à souffrir (je prenais 6 autres sortes de médicaments entre les antidouleurs, le traitement de fond pour la fibro et les médicaments pour ma 1ère maladie). Je commençais à m’anémier parce que le traitement influençait mes globules rouges. Bref, j’avais bien moins mal, mais on aurait dit une épave qui se traînait. J’ai dû l’arrêter.
 
Et au début de septembre, cette année, j’ai ressenti de nouveau ces mêmes genres de douleurs. Plus possible de rester assise sans être en feu, tout qui craque, mes doigts qui se crispent sur tout ou qui me font tout lâcher ce que je tiens selon les moments. J’ai fait tomber plusieurs fois des poeles ou des casseroles qui sortaient du feu, parce que me doigts ne s’agrippaient plus. Le problème avec la fibromyalgie, c’est qu’on met tout sur son compte et qu’on en oublie qu’il peut y avoir d’autres soucis. J’ai pris rv avec un autre rhumato qu’une amie m’avait conseillée. Beaucoup de monde dans son cabinet, à la hauteur de sa réputation et de son efficacité sans doute. J’ai attendu 1h dans la salle d’attente, trempée de la tête aux pieds, parce qu’on avait un temps de merde et que pareil, tenir un parapluie, c’est con, mais çà devient impossible, parce que trop douloureux.
 
Il m’a reçu, ausculté rapidement et avec délicatesse -ce qui peut être rare, on sent le vécu humhum…- parce que je suis intouchable, j’ai essayé de me retenir de lui dire à chaque fois que tous les endroits où il posait ses mains me faisaient mal, pour qu’il ne me prenne pas pour une chochotte, mais avec ce que j’ai vécu avec l’anorexie, le corps qui part en vrac, qui n’a plus de chair sur les os, je ne pense pas être pourtant bien douillette, sans compter le nombre de fois où j’ai été perfusée, puis reperfusée, parce qu’il fallait changer le cathéter de place. Les veines massacrées, mon corps épuisé par la dénutrition m’ont fait serrer les dents plus d’une fois c’est sûr, mais mon corps, là, me donne envie de hurler au moindre toucher.
 
Il m’a demandé si je n’avais pas fait de mini AVC, parce que ma démarche et mon côté droit supérieur pratiquement immobile lui faisaient penser à çà. Une hémiparésie qui est venue soudainement depuis un moment déjà, sans qu’on sache réellement pourquoi et qui revient régulièrement, sans vraiment se remettre correctement. J’ai eu beaucoup de malaises ces derniers mois, les pertes de connaissance ont duré près de 10mns à chaque fois et quand je me réveillais, j’avais du mal à parler, plus de notions de rien, l’idée de parler était là, mais aucun son ne sortait et quand je pouvais, on aurait dit que je parlais avec un énorme chewing-gum. Le neurologue avait trouvé mon électroencéphalogramme anormal, mais pas au niveau épileptique comme il le soupçonnait. Mes maux de tête ont augmenté au fil des mois, je me rends compte, plus sensible à la luminosité. Quand j’ai dit tout çà, il m’a prescrit un scanner cérébral, pour voir s’il n’y avait de lésions.
 
Puis il m’a fait des radios du rachis complet et des mains. Rien de nouveau concernant une hyperlordose que j’ai au niveau des cervicales et des lombaires et une scoliose importante. J’ai une discopathie au niveau de la dernière lombaire et du sacrum, je comprends mieux pourquoi je peux avoir mal aux fesses, comme je dis, comme si j’étais toujours sur le point d’avoir une sciatique. Par contre, quand il a vu les radios de mes mains, il m’a dit que c’était anormal. Les os de mes mains et de mes poignets sont déminéralisés. Et c’est pareil pour les genoux et les pieds. D’où les craquements apparemment et la sensation que le simple fait de m’appuyer dessus, peut briser mes os. 
 
Je perds déjà la masse osseuse. A 34 ans, j’ai de l’ostéoporose à un stade déjà bien avancé (je me souviens du cardiologue qui surveillait mon coeur pendant l’anorexie et qui me disait que le corps met des années à récupérer ce qu’il a perdu côté minéraux etc.. je ne peux m’en prends qu’à moi-même, façon de parler, parce que je n’ai pas voulu tout çà). Je dois faire la prise de sang pour voir où j’en suis côté facteurs rhumatoïdes, et pour voir si côté polyarthrite il n’y a rien qui a évolué. Il a demandé qu’on vérifie aussi mon ADN, je ne sais pas pourquoi. Surveiller s’il n’y a pas d’algodystrophie, parce que j’ai toujours les mains qui dégoulinent, ce qui mélangé aux problèmes articulaires peut aussi en être un signe. De l’eau qui s’échappe comme d’une fontaine, j’en trempe tous les papiers que je touche et quand je vois les gens s’essuyer les mains après me l’avoir serrée, je suis gênée… Je dois le revoir avec tous les résultats. Il mettra un traitement nécessaire à ce moment là selon ce qu’on y trouve.
 
La fibro a bon dos, mes problèmes psy aussi, pour justifier mes douleurs. Ces derniers ont sans doute affecté la zone cérébrale qui gère les infos concernant la douleur et les fausser en les envoyant au corps en les démultipliant, mais il ne faut pas tout mélanger. Ce grand laïus, c’est pour montrer que le diagnostic fibro est vite fait. C’est plus simple de dire à quelqu’un que c’est une fibro que se donner les moyens de chercher un peu ailleurs. Et quand je pense qu’il aurait suffi de me faire des radios pour me traiter avant, franchement, je suis en colère. Une perte de temps, des douleurs qu’on aurait pu m’éviter sans doute et si j’avais continué à ne pas savoir que mes os se déminéralisaient, çà aurait pu atteindre mon bassin qui n’est pas encore touché par chance. Me casser le col du fémur à cause de çà, à 34 ans, c’est moche franchement…, il y a moyen de stopper le processus si on fait attention un peu à ce qu’on raconte et à ce qu’on fait. Encore faut il bien le vouloir, hein cher doc ?…..
 
Si vous êtes fibro, ne faites pas comme moi, n’attendez pas en vous disant que tous vos soucis viennent d’elle. Il peut se cacher bien des choses derrière. Le tout, est de trouver le médecin qui saura se battre pour soulager ce qui est concrètement soulageable au lieu de brasser du vent……

 

On sait qu’on est sortie de l’anorexie quand…

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Avant de faire mon bilan 2012, ce post là m’était important.

Pourquoi à chaque début d’année, le bilan de ce combat-là revient à la charge… Tout simplement parce que Noël, pour des personnes qui souffrent d’anorexie, c’est la période critique. L’angoisse des repas pantagruesques à ingurgiter au moins 4 jours en 1 semaine entre le 24/25 et le 31/1er, mais aussi la crainte de l’après, puisque évidemment, il y a la catastrophe conséquente de la prise de poids… Alors, qu’est ce qu’il se passe pour moi, maintenant… J’ai fêté mon 3ème Noël sans elle en moi… Chaque année consolide mon combat contre elle, mon retour à la vie, alimentairement et corporellement parlant. Tout se renforce et elle m’a rendue plus forte de ce côté là. Décimée, la vilaine. Aux oubliettes, la sal***. Au diable, ce monstre. Ouste. Alors oui, Noël, est la meilleure période de référence pour voir comment on évolue dans ce combat-là…

On sait donc qu’on est sortie de l’anorexie (à travers mes yeux évidemment, je parle toujours en mon nom seulement, dans tous mes écrits) quand… :

– on ne compte pas le nombre de calories que contient un biscuit de Noël, ni un chocolat. Qu’on avale sans avoir la gorge serrée d’avoir déjà envie de le recracher ou de culpabiliser de faire le geste de l’enfourner. Pour suivre le mouvement, pour ne pas provoquer d’esclandres dans la famille. Pour ne pas décevoir ceux qui prennent le temps de préparer les plats, alors on mange… et on le regrette aussi sec… Chose qui ne se produit plus, quand on la repousser loin de soi. Très loin…

– on se donne le droit de se faire plaisir et de partager avec les personnes qu’on aime, au lieu de tellement se concentrer sur ce qu’on avale, angoissée, au point d’oublier qu’on a nos proches à côté de nous. La notion de Carpe Diem est loin derrière nous, on a d’autres préoccupations à surveiller… Là, non.. on mange et on profite de chaque instant.

– la balance… c’est quoi cet engin là, déjà ? On ne court plus dans la salle de bain pour monter dessus, après un biscuit avalé (3 miettes et le 1/3 d’une noisette, çà peut faire grimper le chiffre qui angoisse tant). Par la même occasion, on n’agrippe plus la graisse des cuisses, des fesses et on fout la paix aux bourrelets sans les tripoter sans cesse (visibles que par soi bien sûr, ces morceaux de chair d’os en trop.. hum…).

– on se laisse vivre et bercer entre amour et ambiance de Noël, on partage, on mange, on rit, on aime. C’est la seule chose dont on a à se préoccuper.

– on ne cherche pas toutes les solutions possibles pour soit se vider (mes intestins ont gardé des traces importantes de mes prises de laxatifs à longueur de temps. L’abus a détruit ma flore intestinale et je ne dirai pas les conséquences…), ni courir dans tous les sens pour se dépenser et éliminer ces excès (pour rappel, un chocolat et un gâteau…).

– on reste en harmonie avec notre corps sans le haïr, en le regardant, horrifiée, sous tous les angles, dans le grand miroir de la salle de bain, à pleurer devant ce désastre (anorexique, on a une image très déformée de son corps, çà aussi, c’est régularisé quand on commence à aller mieux. C’est souvent d’ailleurs là, qu’on prend conscience du danger qu’on encourt, c’est mon cas en tout cas. Un jour, je me suis vue, telle que j’étais vraiment, avec mes 37kgs pour mon 1m65, un IMC de 13,5. J’ai eu peur, là aussi je me suis mise à pleurer, mais çà été un mal pour un bien de faire ce constat que je ne ressemblais pas à grand chose avec tous ces os qui dépassaient)

Voilà en gros. Je vis, aime, partage, maintenant, pendant les fêtes de Noël ou quand je mange avec des ami(e)s (il n’y a évidemment pas que Noël qui est lourd à gérer, mais aussi tous les moments où on est amenée à manger devant quelqu’un (« tu veux pas manger encore quelque chose… tu n’as pas assez mangé… tu ne manges rien… MERDE !! Et on s’isole pour ne plus rien entendre…) Avant, j’étais une calculatrice ambulante infernale, j’en oubliais que c’était période de fête agréable et de partage et pas une source d’angoisses permanentes même si je profitais de mes proches, elle était toujours en moi, en arrière-plan à me crever les tympans avec ses persécussions à la noix, ses ordres « mange pas çà, mange pas çi, bouge, vide toi, calcule, fait un peu joujou avec la balance (et puis, c’est qu’elle cause dans notre tête et bizarrement, on est seule à l’entendre cette petite voix si douce si merdique « oh hep hep hep ! t’as oublié de la mettre à cet endroit là de la pièce pour être sûre que le chiffre ne bouge pas, tu devrais recommencer pour être sûre de ce que tu as fabriqué avec ta copine Bleuette »). Oui je lui avais donné un nom… elle était couleur bleu clair et tant qu’à me rendre dingue, il fallait l’adoucir un peu en lui donnant un ptit nom doux… cinglée ptite Delph… droguée à la nourriture, à l’hyperactivité, au vidage-boyaux (bon app, au cas où) et à la fameuse Bleuette qui jouait avec mes nerfs à la trimbaler une 15zaine de fois partout dans la pièce où je l’installais, la machine démoniaque)… Près de la douche, elle affichait 37kgs. Près du lavabo, 37,1kgs… çà pouvait pas aller cette différence !!! Alors je retournais vers la douche, juste histoire de vérifier, quoi… et puis tentais d’autres coins pour avoir le maximum de chiffres justes…. elle m’a rendu dingo la Bleuette…

Je ne faisais pas exprès, et c’était des rituels qui m’étaient vitaux. J’avais besoin d’elle, c’était la seule chose que je pouvais encore contrôler dans ma vie, cette histoire de nourriture, de corps et cette obsession de devenir une mini souris… Mais un Noël sans elle, c’est si bon… Une liberté que je n’aurais jamais imaginer revivre un jour. Une renaissance, en quelque sorte et je la souhaite à toutes celles qui vivent avec cette foutue maladie.

J’ai passé un doux Noël, sans excès, parce qu’être à moitié malade d’avoir trop mangé, je ne trouve pas çà très festif et je n’y trouve aucun plaisir. J’ai une autre tactique, je profite un peu chaque jour dans la mesure de ce que supporte mon estomac, qui lui aussi, a pris des coups et met un long moment à faire passer toutes ces petites choses dans mes intestins, qui eux les expédient par contre, en mode colissimo ultra rapide-express :-s

Et voir mes parents, surtout mon père, touché de me voir manger et me dire « tu ne pouvais pas nous faire plus beau cadeau que de t’en sortir et de te voir remanger normalement et de tout », çà n’a pas de prix… ❤ J’ai tant souffert de tout çà.. Et eux avec… Là, pareil, tant de conséquences désastreuses… Que j’ai besoin d’oublier, pour ne pas me faire souffrir davantage. Maintenant, on ne vit que pour le meilleur. Anorexiquement parlant… Pour le reste, je cache beaucoup de choses encore… Je veux qu’ils voient leur fille aller à peu près bien… Qu’ils ne se rendent pas compte de toutes mes difficultés dans mon quotidien, mais qu’ils n’oublient pas mes facultés aussi. C’est un combat qui est très long, mais il vaut le coup.

Bisous les copinettes/copinets 🙂 A demain, pour le bilan 2012 et les projets / souhaits 2013

PS : je tourne en dérision exprès certaines choses, parce que c’était invivable et que même si je me sors de l’anorexie, je n’en oublie pas les 27 mois d’hospitalisation que j’ai fait à cause d’elle, ni ce travail sur moi avec toutes ces personnes qui faisaient partie d’une équipe pluridisciplinaire formidable. Mais quand on prend du recul avec « elle », on se rend compte de tout ce qu’elle nous fait faire, à nous rendre dingues et ces passages là, je préfère me moquer de moi-même, devant l’absurdité de la chose. Ce n’est pas pour autant que j’oublie et que je suis devenue incapable de comprendre comment on vit avec… au contraire… comme dit, j’oublie parfois que j’ai été anorexique, çà ne se ressent plus dans mon quotidien et le cerveau se protège aussi en bloquant certains souvenirs trop pénibles et ce n’est pas plus mal. J’ai toujours perçu cela comme une boite avec des petits tiroirs. On range ce dont on n’a plus besoin, une fois que çà va mieux, pour pouvoir passer à autre chose. Mais l’anorexie est une souffrance de chaque minute et ces 13 années qu’elle m’a volées, même si je tente de les récupérer à ma façon, j’ai la sensation d’avoir plongé dans un coma et de me réveiller. Tout est à reconstruire. Et le reste gravitera toujours autour, c’est un chantier dans lequel j’essaie de mettre de l’ordre. Ces troubles de la personnalité dont personne ne peut avoir conscience vraiment, parce que je sais bien les cacher finalement, parce que je n’en suis pas fière et que mon combat contre eux, ne finissent pas, me semble t’il.. Seuls moi, les plus proches de moi et les médecins savent. Et encore, on peut juste supposer, mais pas comprendre et comme dit, je suis une petite cachottière, je ne dis pas tout, c’est mon jardin secret quelque part….. 

Etre borderline, c’est….

Je ne vais sortir ni dico, ni wikipédia, ni aucun autre site de Google, je vais en parler de la façon dont moi je vis avec, parce que les théories, c’est bien beau, mais en pratique, comment on vit exactement avec… Et puis surtout, chaque personne est différente. Je peux le vivre d’une façon, alors qu’une autre le vivra différemment. Je le vis très mal, çà c’est certain…

C’est un trouble de la personnalité. Borderline ou état-limite, c’est kiffe kiffe bourricot. C’est la frontière entre la névrose (tout ce qui angoisses, phobies) et la psychose (tout ce qui relève davantage de l’irréalité). Cà se rapproche beaucoup de la bipolarité (depuis quelques temps, j’ai le bonheur de connaître des phases de celle-çi et de savoir qu’il existe plusieurs sortes de bipolarité et c’est encore moins rose. J’oscille entre un état mixte et un état dépressif, de mon côté. Mon humeur va être quasi normale tout en restant fragile et d’un coup, sans savoir pourquoi je vais plonger dans un état que connaissent tous les dépressifs. Etat que j’ai moi-même connu évidemment, à temps plein, plusieurs fois, pendant plusieurs mois. Sauf que maintenant, à 13h, je peux rire comme une folle, parler comme si de rien n’était (c’est mon état « normal » pour moi on va dire. Mixte.), à 13h30, je vais pleurer toutes les larmes de mon corps, me torturer l’esprit avec des questions, des peurs infondées sauf que moi, je les crois fondées…. du coup, il y a un duel permanent dans ma tête. A 14h, je peux me remettre à parler vie, à voir de belles choses… bref… je ne suis plus et on n’arrive plus à me suivre. C’est très dur de gérer ce changement d’humeur, parce qu’on ne sait jamais où çà peut mener et puis moi de ne pas savoir ce qui me rend si triste d’un coup, ben, je n’y comprends rien. Et les cycles se répètent inlassablement… Certains jours, les phases sont plus amples ou j’ai juste des périodes « à peu près bien » ou alors j’ai juste des périodes « très noires, suicidaires » et là, il faut monter toute l’artillerie, pour me sécuriser…

Ensuite, je suis dans un état d’angoisse quasi permanent pour tout. La moindre petite chose peut me faire paniquer selon comme je suis. Des crises de panique où j’ai la sensation que je peux mourir à tout moment. Du coup, je vis souvent dans un sentiment d’insécurité, des situations banales où pour moi, je vais me sentir en danger. J’ai vraiment besoin de prendre sur moi pour effectuer des trucs vraiment anodins, ridicules. Beaucoup de travail d’autopersuasion comme je le fais avec ma phobie de vomir. A m’autorassurer du mieux que je peux. Le valium est mon pote en toutes circonstances.

La peur de l’abandon, du rejet qu’on a sûrement tous, je pense, est décuplé chez moi et me mets dans des états pas possibles, à devoir être rassurée constamment sur l’amitié qu’on me porte, sur l’amour qu’on me donne, sur celle que je suis, parce que je ne le sais pas finalement dans ces périodes où je vois tout en mode « bizarre et irréel ». On va me dire « je t’aime Delph », je vais l’entendre, l’assimiler et 2 secondes après, je vais me dire « oui, mais… pourquoi la personne a dit çà ou fait çà alors ?, si elle m’aimait vraiment, elle aurait fait çà, donc je peux douter de ce qu’on vient de me dire »… et inlassablement, çà tourne en boucle. J’ai une mémoire de merde depuis que je suis fibro, par contre, je suis capable de ressortir chaque mot d’une conversation et de tout décortiquer et évidemment, j’y trouverai du négatif.

Le trouble borderline aime le négatif. Je n’ai jamais été quelqu’un de très positif et optimiste, mais là, c’est le pompom. La cerise (y a tout le cerisier d’ailleurs tiens !) sur le gâteau.

Il y a la destruction. J’ai commencé par être borderline et l’anorexie est venu s’installer dessus. Beaucoup d’addictions se mettent par dessus le trouble. Chez moi, çà été l’anorexie/boulimie et la tendance aux surdoses de médicaments comme une drogue, d’autres, ce sera l’alcool, la drogue, le sexe (on pourrait croire que c’est sympa cette addiction là, mais ce n’est pas le cas hein, parce que tout ce qui passe y passe, dans un but destructeur du corps), le jeu ou autres, que sais-je encore. Des addictions à hauts risques, on n’y va pas avec le dos de la cuillère (grosse la cuillère hein, pas une petite….)

L’automutilation. Chez moi, les coups violents sur moi, dont j’ai déjà fait allusion. Les coupures sur les poignets.

Le danger dans tout çà, c’est le passage à l’acte. Que les idées noire et suicidaires passent le cap et qu’on n’arrive plus à gérer. D’où la surveillance un peu étroite du moment, parce que je sais que je peux basculer à tout moment dans la partie la plus obscure que j’ai en moi, c’est à dire la mort…

Pourquoi on devient borderline… c’est un mystère je pense pour la majorité même si chez moi, c’est un peu décelé, à force de parler avec la psy et la thérapie a permis de faire ressortir des traits précis et à comprendre pourquoi certaines choses s’étaient créées. Il aurait commencé à la pré-adolescence, du coup, j’ai construit mon adolescence sur des choses qui n’étaient pas fondées et j’ai continué avec ma vie de jeune fille, sombré dans l’anorexie pour pouvoir mieux gérer tout ce bordel (c’est ironique…) et ma vie de jeune femme.

Dans ma tête, j’ai les idées d’une jeune femme de 35 ans, la maturité, mais quand le trouble se renforce, je redeviens un enfant. A « faire la tête » parce que quelque chose m’a énervée alors que çà ne m’aurait pas touchée du tout si je n’avais pas été dans une de ces phases là. A crier sur tout ce qui bouge, à taper dans les murs, à vouloir me fracasser la tête contre les murs dans le sens propre du terme d’où les urgences et les entorses aux poignets régulièrement

On ne contrôle pas grand chose de ce trouble finalement. On subit, on vit avec, on apprend à gérer. Je passe parfois des journées et des nuits, à me dire « non, tu sais que c’est faux ce que tu penses, tu sais que c’est lui qui te fait voir les choses de cette façon erronée, tu le sais bordel de merde ! hein tu le sais !! » Et c’est très dur pour les personnes proches, parce que le moindre mot peut vite être mal pris et çà peut partir dans tous les sens. Je vais interpréter tout mal.

Le neuroleptique est destiné à réguler la barrière névrose/psychose, d’où son autre nom. Antipsychotique. Le mien est d’une nouvelle génération (les effets indésirables sont moins pénibles qu’avec d’autres qui sont infernaux. On ne tient pas en place à cause d’impatience dans les jambes, on nous donne souvent un antiparkinsonien pour essayer d’éviter çà, mais pff… la sensation d’avoir besoin de dormir, mais en fait c’est un sommeil très agité et on n’arrive pas à dormir) et surtout il est fait pour me donner un coup de fouet en gros. Mais c’est difficile de trouver le compromis. Sédater ou dynamiser le patient… parfois, il faut les 2… ce qui est un peu mon cas.

J’en ai un autre, aussi, dans les moments où on peut craindre le pire. Le fameux Tercian tant redouté. 5 gouttes et je plonge dans un sommeil artificiel pour que je ne souffre plus. Mais dans le quotidien, on ne peut pas vivre avec çà.

On dit souvent que les personnes borderline ont du mal à créer des relations avec les autres et surtout à les conserver. Je me suis toujours donné les moyens pour me mettre dans un groupe même si c’est très dur pour moi, à un point qu’on ne peut pas imaginer, parce que malgré ma timidité, je pense qu’on peut me trouver sociable, alors que c’est un effort constant pour moi d’aller vers les autres et justement de maintenir les liens. Si les personnes qui m’entourent vraiment, celle qui font partie de mon quotidien, qui tiennent à moi même si je les rends dingues, ne tenaient justement pas à moi, de mon côté, je laisserais tout filer et me retrouverais seule, parce que c’est difficile de gérer. Et c’est que je tiens également à elles, parce que je peux vite virer les gens de ma vie si on touche à un point sensible de mon trouble….

Moments de dépersonnalisation où je ne vais plus être capable de faire le lien entre le moi intérieur et le moi extérieur. En gros, je vois une étrangère dans le miroir. Ce n’est pas mon reflet. Moments de décompensation, où tous les symptômes vont revenir en vrac et encore plus forts que d’habitude. C’est souvent quand j’ai eu une période un peu d’accalmie et que d’un coup, le monstre revient en vitesse. Avec toujours plus de puissance. Ce sentiment de vide intérieur que je ressens aussi, comme si le coeur ne ressentait plus aucune émotion, comme si j’étais une machine froide et vidée de tout sentiment.

Hypersensibilité, hyperémotivité, dévalorisation.

Beaucoup n’ont personne, de mon côté, j’ai cette chance là que je gâche bien souvent, parce que je me mets dans des états pas possibles et que c’est dur de me voir balafrée, entaillée, dans un autre monde, dans ma bulle, avec des pensées irréelles que je sors de façon inadaptée finalement. C’est lourd pour tout le monde. Je fais attention, mais pareil, parfois, çà me demande une énergie pas possible. Même en étant occupée, c’est présent en moi. Combien de fois j’ai quitté la salle de formation pour aller aux toilettes parce que je ne gérais pas le bruit, ou l’angoisse, ou la violence que je sentais monter en moi sans forcément de raison et qu’il fallait que j’évite de faire sortir à tout prix (la fibro m’aide bien… « grâce » à  elle, je ne peux plus assouvir mon besoin des coups, pour soulager l’esprit)

On ne le voit pas de l’extérieur çà, pour la plupart du monde je suis quelqu’un de réservée et timide, traits de caractère, mais c’est aussi parce que je suis très méfiante et les relations dans lesquelles je me mets, elles mettent du temps à prendre leur place, pour ne pas souffrir. Je m’assure que je ne vais pas être abandonnée (même si on ne peut pas tout prévoir…), qu’on tient vraiment à moi, sans que moi je m’attache trop et qu’ensuite je souffre après, donc j’ai toujours des barrières qui m’empêchent d’aller vers les gens. Une protection. Mais on a tous besoin des uns et des autres, alors cette protection, j’essaie de la lever et de passer outre le trouble.

10% des personnes borderline arrivent à leurs fins… 70 % feront des tentatives des suicides..

Pourquoi… parce que c’est très douloureux à vivre peut-être hein ?……

  • « Les personnes passent leur temps à contrôler plus ou moins des émotions qu’elles ne contrôlent pas vraiment ou ne comprennent pas toujours ».
  • « Leur capacité à cacher leur maladie fait que bien souvent l’entourage ne voit rien, alors que leur vie est une souffrance et un véritable enfer dissimulé »

La fibromyalgie est aussi violente en moi, aussi à cause de çà. Ma zone émotions ne sait pas gérer ce qui se passe en moi (on me demande parfois ce que je ressens… ben je n’en sais rien, parce qu’incapable de dire si je suis triste, en colère, déçue, frustrée… c’est un méli-mélo sans nom qui en ressort). Elle est hyperactive dans mon cerveau cette zone là et elle « frotte » contre la zone douleurs qui est juste à côté, d’où l’intensité de la fibromyalgie me concernant. En plus de l’aspect physique, responsable des douleurs. 

J’y arriverai… ou pas… parfois, je ne me sens pas de vivre constamment comme çà. Avec les 2 à gérer. Je me dis toujours qu’il y a tellement pire, je pense que j’ai toujours avancé de cette façon, à toujours voir les autres maladies plus graves. Cà m’aide à relativiser, mais au final, je me rends compte que c’est tout aussi mortel…. et puis surtout, malgré mes sourires, mes rires, mon humeur agréable, je souffre en permanence mentalement et physiquement… Malgré mes sourires, mes rires, mon humeur qu’on reconnait agréable, apaisante et douce, au fond……

Demain, je reviens avec un article plus gai, promis… c’est dur, ce soir, à gérer et ce combat que je mène au quotidien pour me bagarrer contre ce trouble, s’il peut servir à quelqu’un, j’aime autant partager. 

Octobre Rose – Mobilisation pour le cancer du sein


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Comme chaque année, l’Association « le cancer du sein, parlons-en », organise une campagne « Octobre Rose ». Différents moyens sont mis en place pour favoriser le dépistage.

Dans ce cadre là, Blonde Paresseuse propose qu’au lieu de mettre des « je pars 10 mois à perpette les oies » sur facebook, qui à mes yeux, ne servent pas à grand chose, on se mobilise plutôt, pour faire une mosaïque de nos seins. Evidemment, cette mosaïque, il faut qu’elle soit GIGANTESQUE pour mobiliser le maximum de personnes et inciter au dépistage précoce.

On oublie trop souvent qu’il n’y a pas d’âge pour attraper quelque chose. On se dit « oui oui, j’irai chez le gynéco » et puis on remet. Ou pire « boh, çà n’arrive qu’aux autres… » ou « je suis encore jeune, je ne risque rien »… jusqu’au jour où on se rend compte que sur notre joli petit sein, il y a une saloperie qui vient le pourrir et là, on prend conscience qu’une partie de nous peut nous être supprimée… Plus on en parle, plus on se mobilise et plus on peut inciter au dépistage précoce, au moins, à défaut de pouvoir aider les personnes qui malheureusement sont déjà touchées… Des pensées pour toutes celles qui sont en train de se battre et celles qui se reconstruisent ou qui ont une personne proche qui se bat contre.

Pour participer, c’est pas bien compliqué, on met sa pudeur au placard (j’ai eu du mal j’avoue, mais pour les bonnes causes, on se rend compte qu’on peut être prêtes à toutes et n’oubliez pas qu’il n’y a pas de seins moches, trop bas, trop hauts, trop petits, trop gros, trop çi, trop çà… il y a des seins tout court… des seins qui font de nous des femmes, des mères qui nourrissent… c’est le trésor d’une femme). On photographie un ou deux seins, ou juste un bout. Une photo en couleurs pour qu’Armelle puisse faire les retouches comme elle le souhaite, même s’il se peut qu’au final ce soir en noir et blanc. Si vous êtes entières sur la photo, vous pouvez la prévenir que vous ne voulez pas que votre visage apparaisse.

Et ensuite, vous envoyez la photo à l’adresse suivante, avant le 19 septembre : blondeparesseuse@gmail.com

Elle s’investit dans cette cause qui lui tient à coeur comme à beaucoup, je le sais, alors à notre tour de nous mobiliser autour du noyau qu’est Armelle, pour lutter contre une saloperie qui peut toutes nous toucher, un jour, à 20, 30, 40, 50, 60 ans… et si vous ne vous sentez pas de le faire, pensez à vous faire dépister et à palper régulièrement pour sentir si aucune boule n’est venue se loger, parce que c’est bien là, le message, au final 😉

DEPISTER, SURVEILLER, AGIR…

Merci d’avance à toutes celles qui participeront, partageront et surtout prenez soin de vous…. Vous n’êtes évidemment pas obligées de mettre la photo ou d’en faire un article, le but est avant tout d’envoyer la photo pour qu’elle apparaisse dans la mosaïque, de mon côté, je l’ai fait, parce que plus on en parle mieux sait et la photo, j’avoue que ma pudeur m’a un peu freinée. C’est la propre photo de Blonde Paresseuse qui m’a aidée à me « jeter à l’eau », alors si la mienne peut convaincre certaines à rejoindre la mosaïque, je n’hésite pas :). 

Petits soucis pour intégrer les liens, donc vous les trouverez ci-dessous :
– l’article de Blonde Paresseuse : http://www.blondeparesseuse.com/2013/09/montre-tes-boobs.html
– le site de l’association et la campagne Octobre Rose : http://www.cancerdusein.org/octobre-rose/octobre-rose